広島大学フランス文学研究 32号
2013-12-25 発行

Roland Barthes : Le Degré zéro de l'écriture : 日本語翻訳と記号の戯れ

Roland Barthes : Le Degré zéro de l'écriture : la traduction japonaise et le ludisme sémiotique
本文ファイル
抄録(他言語)
« La forme coûte cher », c'est la raison ambiguë qu'invoquait Paul Valéry pour ne pas publier ses cours, et par laquelle Roland Barthes commence le chapitre intitulé « L'artisanat du style ». Ces mots ne sont pas mis en valeur dans les quatre versions japonaises publiées. Apparemment, les traducteurs ne considèrent pas la pensée de Valéry, indistincte ici, comme importante pour Barthes, qui l'a pourtant citée à cette place particulière. Cependant, une lecture attentive et complète du texte permet de s'assurer de l'intention de Barthes qui a placé ce mot « forme » en tête de son texte.

En critiquant l'attitude des écrivains bourgeois, connus pour être les plus soucieux de travailler leur propre style, Barthes répète « forme » pour des termes différents sur l'échelle structurale du langage : mot, phrase, texte, expression, style, etc. Il voulait évidemment fixer la focale de sa vision. On peut dire qu'il en a fait un « signe » privilégié dans cette discussion.

Sous ce signe, il nous présente plusieurs grands écrivains comme exemples, mais garde le silence sur leurs artisanats réalisés, pas même une combinaison de deux mots. Toutefois son écriture pratiquée ici nous laisse entrevoir sa conscience des actes que ces artisans littéraires ont pratiqués sur le langage.

En général dans ce livre, l'écriture nous donne l'impression d'être intuitive et rapide, en un mot « naturelle », à l'opposé du mode artificiel. Néanmoins, il est probable qu'il s'est ingénié à pasticher les maîtres stylistiques, si bien qu'il s'est suffisamment accoutumé à la manipulation sémiotique. On trouve de nombreux faits stylistiques qui ne permettent pas d'accéder aisément à l'intention de Barthes, des déconstructions pour une sorte d'effet parodique.

Un seul nom abstrait pourrait signifier quelque chose de concret comme une partie représente le tout : synecdoque. C'est un signe en l'air.

Parfois, des termes d'origine grecque ne signifient pas leurs idées particularisées en français, mais leurs sens étymologiques qui sont très simples et généraux.

Les signes ludiques barthésiens volent, tournoient et creusent directement le texte-plaque comme le fait la pointe sèche dans la gravure à l'acide.
内容記述
補遺 p.S-1~p.S-13
SelfDOI