広島大学フランス文学研究 13号
1994-10-31 発行

ヴィニ作『軍隊の服従と偉大』再読 : 俘虜の問題 <講演>

«Servitude et grandeur militaires» relues : Problèmes de prisonniers de guerre
田中 隆二
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抄録(他言語)
C'est après 15 ans d'absence que j'ai visite la France pour la troisième fois en 1990. Ma femme et moi, nous sommes allés à Lyon pour revoir Messieurs Vialle et Maxence, président et vice-président de l'Université Lyon III, afin de réaliser l'échange des professeurs et des étudiants de nos deux universités. J'étais à cette époque professeur à l'Université de Shimane. Vers le milieu du mois de janvier 1991, juste avant notre retour au Japon, nous avons vu à Paris une grande manifestation contre la guerre avec l'Iraq. La Guerre du Golfe a éclaté tout de suite après notre rentrée au Japon. Les problèmes de prisonniers de guerre m'ont beaucoup intéresse pendant toute celle-ci. J'ai été envoyé comme professeur détaché à Lyon III en 1993. J'ai eu l'occasion de revoir Madame Lefranc, présidente de l'Association des Amis d'Alfred de Vigny. Grâce à Monsieur Lefranc, son mari, je me suis rappelé l'excellente étude de Madame Lefranc sur Joseph-Pierre de Vigny, un des oncles paternels de l'écrivain. Joseph-Pierre de Vigny, capitaine de vaisseau, était prisonnier de guerre. Madame Lefranc a publié sa première découverte en 1964. Elle imaginait à cette époque que Joseph-Pierre était mort en prison. Elle a pu obtenir de nouveaux documents sur ce personnage et a publié sa seconde découverte en 1983. Joseph-Pierre avait été libéré en 1785. Elle imagine que Vigny connaissait l'histoire de cet infortuné oncle et que les malheurs de ce capitaine et de sa frégate ont laissé quelques traces dans son oeuvre. J'ai acheté par hasard un exemplaire du livre de Monsieur Jean Raust intitulé Loches au cours des siècles, dans lequel j'ai trouvé l'histoire du même oncle de Vigny, mais sous un autre nom: Jean-Pierre au lieu de Joseph-Pierre. Ce qui me semble plus étrange, c'est que M. Raust ne fait aucune référence a la première découverte de Madame Lefranc dans la bibliographie de son livre. Je trouve la préface de Monsieur François Enaud très inexacte : il dit : ce n'est pas le m
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