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ID 24757
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Sur le verbe reconnaître, mot-clé dans Le Malentendu
creator
NDC
French literature
abstract
On pourrait considérer le verbe reconnaître comme un mot-clé dans Le Malentendu à cause de la fréquence de son emploi et de la diversité de son complément d'objet direct. En effet, A. Camus emploie ce mot vingt-deux fois dans cette pièce: cette fréquence la distingue de ses autres ouvrages.

De plus, à part le vieux domestique, symbole de Dieu, qui garde le silence jusqu'à la dernière scène, tous les autres personnages utilisent ce verbe. Qui donc ne reconnaît-on pas? Il en est un qui n'est pas reconnu, c'est Jan: il sera tué par sa mère et sa soeur qui ne l'ont pas reconnu. Cependant il est d'autres personnages qui ne se reconnaissent pas: Martha et sa mère ne se reconnaissent pas non plus et se renvoient ce mot au moins une fois l'une à l'autre. D'autre part, Jan ne reconnaît plus les chambres de l'auberge où il a passé son enfance. Ce qui prouve que l'impossibilité de reconnaître les gens comme les choses est totale. Le Malentendu nous présente ainsi "l'ordre", comme le dit Martha, "où personne n'est jamais reconnu", c'est-à-dire un monde absurde.
journal title
The Hiroshima University Studies Faculty of Letters
volume
Volume 50
start page
306
end page
323
date of issued
1991-03-30
publisher
広島大学文学部
issn
0437-5564
ncid
SelfDOI
language
jpn
nii type
Departmental Bulletin Paper
HU type
Departmental Bulletin Papers
DCMI type
text
format
application/pdf
text version
publisher
department
Graduate School of Letters
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